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Communiqués de presse FGRFP


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Tous les communiqués de presse

Ouverture des communiqués ci-dessous en format pdf dans une nouvelle fenêtre

30-10-2018 Vers un démantèlement de la Fonction Publique.

11-10-2018 La retraite à points, un recul social pour les fonctionnaires. 

18-09-2018 Les retraités ne vous disent pas merci !

27-08-2018 Attaque sans précédent du niveau de vie des retraités

04-06-2018 EHPAD le compte n' y est pas.

08-02-2018 La fonction publique, pilier de la République.

Regardez ici27-11-2017 La nomination d'un secrétaire d' État chargé de la Fonction Publique.

26-09-2017 La FGR-FP appelle à manifester le 10 octobre 2017

17-05-2017 Ni ministre ni secrétaire d'Etat à la Fonction publique dans le nouveau gouvernenment

27-04-2017 Mobilisation contre l’extrême droite et pour la défense de nos revendications

22-03-2017 Les retraités absents de l'élection présidentielle

 19-10-2016 280 millions d'euros détournés de l'aide à l'autonomie

12-10-2016 Nouvelles menaces sur les retraites

01-06-2016 Non, les retraités ne sont pas des privilégiés !

13-01-2016Motion adoptée par la Commission Exécutive des 12 et 13 janvier 2016

14-11-2015 La FGR-FP tient à exprimer sa profonde compassion et toute sa solidarité envers toutes les victimes et leurs familles

03-10-2015 La FGR-FP demande la création d'un « bouclier social » prenant en compte le revenu net disponible après impôt (et plus la non-imposition) pour l'attribution des avantages sociaux.

22-10-2015 La revalorisation de 0,1% au 1er octobre au bout de 30 mois ne préserve pas le pouvoir d'achat des retraités

09-10-2015 :La FGR-FP s'associe aux communiqués de la MFP et des organisations syndicales de fonctionnaires

30-09-2015 :Les fonctionnaires sont les garants du fonctionnement de la République

23-09-2015 : Au nom des valeurs de solidarité et de dignité humaine

 Communiqué de la Commission exécutive sous forme de motion


Vers un démantèlement de la Fonction Publique

Précédé du ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, la veille, le premier ministre Édouard Philippe vient d’annoncer la quasi disparition de la Fonction Publique à la française avec la volonté de la réduire à l’ossature des fonctions régaliennes de l’état.

Le gouvernement s’apprête à supprimer 120 000 postes avec la mise en place d’un plan de départs volontaires de 55 000 fonctionnaires puis à remplacer, partiellement, ces fonctionnaires sous statut en recrutant largement sous contrat de droit privé, à supprimer des missions publiques pour les confier au privé.
La réforme des retraites qui s’annonce, en faisant disparaître, de fait, le Code des pensions civiles et militaires, un des piliers de la Fonction Publique, participe du même objectif.

C’est à un véritable démantèlement de la Fonction Publique que souhaite se livrer le gouvernement.

Sous les allures de la modernité de la France « start-up », c’est à une véritable régression que nous allons assister, régression républicaine, démocratique et sociale. Cette vision managériale assimilant à l’entreprise privée toute la Fonction Publique, qu’elle soit d’état, territoriale ou hospitalière, s’inscrit aussi dans le cadre d’une réduction drastique des dépenses publiques.

Parce qu’elle est un instrument de l’action publique, tout en garantissant un traitement égalitaire des citoyens la Fonction Publique, avec le statut des fonctionnaires, doit rester un des piliers essentiels de la République.
Le statut général de la Fonction Publique est une pièce maîtresse du pacte républicain. Il représente  d’abord une protection pour les citoyens. En protégeant les fonctionnaires de l’arbitraire le statut évite l’instrumentalisation de l’administration à des fins partisanes. Les principes qui guident ce statut instaurent la confiance réciproque entre l’administration et les citoyens, un des fondements de la démocratie.
Le statut du fonctionnaire est fait de droits mais aussi de devoirs qui garantissent son indépendance politique et sa neutralité envers le citoyen.
Les droits et devoirs du fonctionnaire sont intimement liés. L’égalité d’accès à la Fonction Publique, garantie par le concours, la séparation de l’emploi occupé et du grade lié à la personne du fonctionnaire et une gestion paritaire mettent le fonctionnaire à l’abri des pressions politiques et économiques. C’est parce que ces droits sont garantis que le fonctionnaire peut exercer les devoirs liés à son statut que sont la neutralité, le secret professionnel, l’impartialité et l’égalité de traitement des citoyens. Si la Fonction Publique doit se moderniser ce ne peut être que dans ce cadre et en renforçant les droits des fonctionnaires et les garanties des citoyens.

La Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique appelle ses adhérents à se mobiliser pour la sauvegarde et le développement de la Fonction Publique.

Paris, le 30 octobre 2018



La retraite à points, un recul social pour les fonctionnaires

Le 10 octobre le Haut-Commissaire à la réforme des retraites présentait ses premières orientations de travail. Il confirmait la mise en place d’un système de retraite universel actant par là la disparition du Code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires d’état et de la CNRACL pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers.

Basé sur l’acquisition de points liés aux salaires perçus tout au long de la vie professionnelle, ce nouveau système s’avère défavorable à l’ensemble des futurs retraités et plus particulièrement aux fonctionnaires.

En effet dans le système actuel la pension du fonctionnaire est calculée sur les salaires perçus durant les 6 derniers mois d’activité. Alors que ce calcul de pension s’effectue sur les 25 meilleures années dans le régime général, un rapport récent du Conseil d’Orientation des Retraites reconnaissait, qu’à qualification et carrière égales, la pension d’un retraité de la Fonction publique était équivalente à celle d’un salarié relevant du régime général. Cette situation s’expliquant par le principe de la carrière dans la Fonction publique où les salaires de début sont particulièrement faibles.

 
Dans un système par points où le calcul de la pension s’opérerait sur l’ensemble de la carrière, un fonctionnaire percevant peu de primes se retrouverait avec une pension inférieure de 20 %.

 Au-delà c’est le statut même de la Fonction publique qui serait remis en cause.

La FGR-FP rappelle son attachement à la Fonction publique pilier de la République ainsi qu’au statut des fonctionnaires et au Code des pensions civiles et militaires.

 

Paris, le 11 octobre 2018


 Les retraités ne vous disent pas merci !

Le président de la République vient d’annoncer qu’il se refusait à toute réforme des droits de succession en déclarant « On a demandé des efforts aux retraités mais maintenant arrêtez de les emmerder! ». Non, monsieur le président, l’immense majorité des retraités n’est pas concernée par cette question, ils n’ont que bien peu à transmettre. Comme le note le Conseil des prélèvements obligatoires, 85 à 90 % des transmissions entre parents et enfants sont totalement exonérées de droits de succession. La question des droits de succession intéresse, au premier chef, les familles les plus riches, ceux qui vivent, non de leur pension de retraite, mais de revenus mobiliers.
Mais les retraités vous les avez déjà ponctionnés en augmentant la CSG en janvier dernier, en décrétant une « année blanche » sans revalorisation des pensions pour 2018 malgré la remontée de l’inflation.
Et vous allez continuer à les ponctionner en ne revalorisant les pensions que de 0,3 % en 2019 et 2020 alors que l’inflation repart.
Au total sur les trois années 2018, 2019 et 2020 le pouvoir d’achat des retraités aura reculé de plus de 5 %, soit l’équivalent d’un demi-mois de pension.

Alors, pour vous répondre, les retraités manifesteront les 18 octobre prochain.

Paris, le 18 septembre 2018

 communiqué de presse du 27-08-2018

Attaque sans précédent du niveau de vie des retraités

Dans une interview au Journal Du Dimanche du 26 août 2018 le Premier ministre annonce que, désormais, l’évolution des pensions de retraite ne sera plus alignée sur celle des prix. Alors que l’inflation prévue pour 2019 comme pour 2020 se situerait autour de 1,6 %, Edouard Philippe annonce une revalorisation de 0,3 %, soit une perte, chaque année, de 1,3 % pour tous les retraités.
C’est un recul social sans précédent au travers d’une remise en cause fondamentale. Selon la réglementation, auparavant, l’évolution des pensions était alignée sur celle des salaires puis, depuis 1993, elle l’était sur l’évolution des prix et aujourd’hui elle ne dépendra plus que du bon vouloir du gouvernement.
Une fois de plus les retraités sont traités comme une variable d’ajustement budgétaire, sans la moindre considération.

A moyen terme la perte de pouvoir d’achat se révèle particulièrement importante.
- 2018, année sans revalorisation alors que l’inflation moyenne des 12 derniers mois est de 1,28 % et une augmentation de la CSG représentant une perte de 1,7 %, au total une perte de près de 3 %
- 2019, toujours la CSG et une revalorisation de 0,3 % pour une inflation prévue autour de 1,6 %, nouvelle perte de 3 %.
- 2020, toujours la CSG et une revalorisation de 0,3 % pour une inflation prévue autour de 1,6 %, nouvelle perte de 3 %.

Si rien ne change les retraités auront perdu en 3 ans près de 9 % de pouvoir d’achat… Inadmissible !

Contrairement à ce que dit Edouard Philippe, la pension de retraite n’est pas une allocation sociale mais un droit du salarié retraité lié aux cotisations versées et aux richesses créées durant sa vie active.



EHPAD, Le compte n'y est pas.


04-06-2018

EHPAD, encore bien loin du compte...

La ministre de la Santé et des Solidarités vient de présenter sa feuille de route « Grand âge et
autonomie ». Si le document comporte des intentions et des objectifs louables, les moyens sont loin d’être au rendez-vous.
Pour faire face aux besoins criants en personnels pour les 608 000 résidents des EHPAD, le plan de la ministre prévoit 430 millions d’euros soit l’équivalent de 20 000 postes ce qui représente moins de 10 minutes par jour par résident et par poste. Pour parvenir au taux d’encadrement de 8 à 10 employés pour 10 résidents, reconnu aujourd’hui nécessaire pour éviter toute maltraitance institutionnelle, il manque près de 200 000 postes.
Quant aux restes à charge supportés par les résidents et leurs familles et qui dépassent, bien souvent, le niveau des pensions perçues, rien n’est, à ce jour, prévu.
La FGR-FP revendique, pour les EHPAD, un taux d’encadrement correspondant aux besoins avec des personnels formés et rappelle que la prise en charge de la perte d’autonomie doit être assurée par la solidarité nationale dans le cadre de la Sécurité sociale.

04/06/2018

Dernier communiqué de presse (08-02-2018)

La Fonction publique, pilier de la République

C’est à un véritable démantèlement de la Fonction publique que souhaite se livrer le gouvernement. Considérant son statut « inapproprié », il s’apprête à supprimer 120 000 postes, à mettre en place un plan de départs volontaires des fonctionnaires, à recruter largement sous contrat de droit privé de gré à gré pour assurer les missions du service public, à rémunérer les fonctionnaires au mérite tout en gelant le point d’indice et à mettre en place un régime de retraité unique pour l’ensemble des salariés, publics comme privés, faisant disparaître, de fait, le Code des pensions civiles et militaires, un des piliers de la Fonction publique.

Sous les allures de la modernité de la France « start-up », c’est à une véritable régression que nous allons assister, régression républicaine, démocratique et sociale. Cette vision néo-managériale assimilant à l’entreprise privée toute la Fonction publique, qu’elle soit d’état, territoriale ou hospitalière, s’inscrit aussi dans le cadre d’une réduction drastique des dépenses publiques.

Le statut général de la Fonction publique est une pièce maîtresse du pacte républicain. Il représente d’abord une protection pour les citoyens. En protégeant les fonctionnaires de l’arbitraire le statut évite l’instrumentalisation de l’administration à des fins partisanes. Les principes qui guident ce statut instaurent la confiance réciproque entre l’administration et les citoyens, un des fondements de la démocratie.

Le statut du fonctionnaire est fait de droits mais aussi de devoirs qui garantissent son indépendance politique et sa neutralité envers le citoyen. Les droits et devoirs du fonctionnaire sont intimement liés. L’égalité d’accès à la Fonction publique garantie par le concours, la séparation de l’emploi occupé et du grade lié à la personne du fonctionnaire et une gestion paritaire mettent le fonctionnaire à l’abri des pressions politiques et économiques. C’est parce que ces droits sont garantis que le fonctionnaire peut exercer les devoirs liés à son statut que sont la neutralité, le secret professionnel, l’impartialité et l’égalité de traitement des citoyens.

Parce qu’elle est un instrument de l’action publique tout en garantissant un traitement égalitaire des citoyens, la Fonction publique, avec le statut des fonctionnaires, doit rester un des piliers essentiels de la République.

Paris, le 8 février 2018

Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique
20 rue Vignon 75009 PARIS
Tel : 01 47 42 80 13
mail : secretariat@fgrfp.org

Secrétaire général : Michel Salingue (voir page contacts)                photo JC Saget


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La FGRFP est présente dans tous les départements et rassemble des fonctionnaires retraités de toutes les origines et de tous les horizons, avec ou sans passé syndical ou mutualiste. Elle a constitué le Pôle des Retraités de la Fonction Publique avec quatre autres associations.